Non à l'austérité, préparons la riposte

Le gouvernement vient de publier ses objectifs de dépenses de l’état au travers de ses plafonds de dépense du projet de loi de finances 2026.

Depuis de nombreuses années, le ministère du travail a été la victime de l’austérité budgétaire : que ce soit par le biais de lois de finances successives à la baisse ou via l’annulation en cours d’année de crédits, la direction prise de nouveau est à la diète.

 

Pour l’année 2026, le gouvernement entend réduire de 1,3 milliards d’euros le budget  travail-emploi! Déjà en 2024, les agents avaient subi des annulations de crédits, avec le corollaire de la non reconduction de contrats à durée déterminée et la réduction d’environ 100 ETP au niveau du BOP 155 nouvelle mouture (fusion des BOP 124 et 155). Et encore dernièrement, le ministère a divisé par quatre le nombre de postes au concours du corps de l’inspection du travail pour l’année prochaine (De 200 postes à 45 postes).

 

Mais pour payer le quoi qu’il en coûte en le transformant en combien il en coupe, même un ministère réduit au niveau de ses crédits d’intervention et de fonctionnement, c’est encore trop !

 

Il est à parier que même avec 30 % d’effectifs en moins en 20 ans, la dégringolade des ETP risque de s’accentuer, les missions vont s’en ressentir, les conditions de travail avec. Faire plus en étant moins nombreux et plus vite, c’est ça le projet gouvernemental ? Par ailleurs, nos collègues, qui pour certains sont affectés en DDI, payent le prix fort de l’austérité : ministère de la solidarité, Moins 1,7 milliards d’euros. Côté MASA, moins 0,2 milliards d’euros. Le travail ,l’emploi, la formation professionnelle, la santé, la solidarité, l’égalité des chances, l’agriculture et l’alimentation ne sont vraiment pas des priorités du gouvernement.

 

Le gouvernement avance que la dette augmente de 5000 euros par seconde. Cela fait environ 157 milliards d’euros par an. Il oublie de préciser que le sénat a rendu dernièrement un rapport relatif au marigot des aides publiques aux entreprises qui s’élève à 211 milliards d’euros pour l’année dernière, le tout sans contrepartie sur l’emploi et le droit de regard de la nation sur les dépenses. Et bien sûr, pour le gouvernement il ne faut pas toucher aux profits des entreprises du CAC 40, qui ont culminés à 120 milliards d’euros en 2024.

 

D’un côté et selon les chiffres officiels, entre les cadeaux fiscaux et les profits boursiers, environ 330 milliards d’euros. De l’autre, une dette annuelle de 157 milliards. Cherchez l’erreur !

 

FO TEFP n’accepte pas ces orientations budgétaires. Au contraire, le ministère du travail doit être renforcé, pas étouffé par manque de crédits d’intervention et de personnels. Une réforme fiscale s’impose pour financer le service public, en taxant les profits boursiers et en introduisant une imposition plus progressive.

 

L ‘heure de la riposte arrive. Dès septembre, des initiatives syndicales associant les salariés du public et du privé vont être initiées. Nous invitons tous les collègues à se préparer à indiquer clairement que non, nous ne sommes pas une charge financière mais les garants du fonctionnement de l’état.

 

Établissez vos cahiers de revendications ! Réunissez-vous en assemblées générales !