Depuis quelques semaines, le Gouvernement a outrageusement remis en cause le 1er mai férié chômé. Depuis un an, que n’entendons-nous pas ? Les Françaises et les Français ne travaillent pas assez, il faudrait supprimer au moins deux jours fériés chômés par an, il faut travailler plus et plus longtemps. Un programme anti travailleurs, qui ont déjà pris deux ans fermes en plus pour rien du tout en 2024 pour partir à la retraite.
Les dernières déclarations du gouvernement allaient dans le sens où il fallait « libéraliser » le travail, notamment en accordant des mesures dérogatoires au 1er mai férié chômé. Faut-il encore rappeler que la loi n’empêche pas les employeurs d’ouvrir leurs commerces le 1er mai sans occuper leurs salariés, sauf dans des conditions extrêmement restrictives subordonnées à des impératifs incontournables notamment de production ? Faut-il rappeler qu’il s’agit du seul jour férié et chômé fixé par la loi ? Faut-il rappeler ce qu’est devenu le principe du repos dominical ?
A vouloir ouvrir la « boîte de pandore » sur ce sujet pour faire de l’exception la règle, malgré la reculade récente du gouvernement sur ce sujet tout en renvoyant à un projet de loi pour 2027 relatif au 1er mai, ce dernier a mis le feu aux poudres. Et le Ministre du travail, Monsieur Farandou, tout en indiquant ne pas avoir passé de consignes pour les agents de contrôle, en a appelé à « l’intelligence collective ».
Résultat : un boulanger de l’Isère, contrôlé le 1er mai 2026, a été contacté le jour même par le Premier ministre qui lui a clairement indiqué que les infractions relevées à son encontre seraient classées sans suite.
C’est une véritable honte ! Le principe de séparation des pouvoirs, fondement de la démocratie est bafouée ! Le Premier ministre transgresse le Code du travail, la loi et les prérogatives de la convention 81 de l’OIT !
Dans ces conditions, FO TEFP demande au ministre du Travail ainsi qu’à la DGT, de relever un délit d’obstacle aux missions de l’inspection du travail, passible de 37 500 euros d’amende, à l’encontre de Monsieur Sébastien LECORNU, Premier ministre. Nous demandons que le Président de la République désavoue publiquement son Premier ministre.